Traditionnellement le jeudi est un day-off pour les joueurs. Pourquoi ne le serait-il pas pour moi? Je te laisse donc cher lecteur tribune libre pour ce jeudi 14 février si tu trouves ce que représente la photo illustrant mon profil.
Pas de censure ni de consignes, place à ton imagination, le premier petit malin sera publié, foi de Damo!
mercredi 13 février 2008
Justin is a rolling stone
Mais qui arrêtera Justin? A tout juste 37 ans l'ancien coach de Toulouse et actuel patron d'Hull KR ne cesse de voir sa côte grimper. Pressenti sur les bancs les plus prestigieux de Super League, l'ex Warrior est devenu la coqueluche des entraineurs d'outre-manche, une sorte de José Mourinho du ballon ovale, de Robbie Williams de la Rugby League, de Mick Jagger (avec 30 ans de moins, OK) des vestiaires.
C'est vrai qu'il a tout d'un star du rock celui là. Vous l'avez-vu costard gris et lunettes noires,
cheveux gominés et regard froid, on le croirait prêt à remplacer Daniel Craig dans le prochain James Bond! C'est sur que dans ce domaine là, c'est pas Brian Noble qui ira lui chercher des poux (à moins qu'il n'ambitionne à devenir la doublure officielle de Mr Bean!).
Alors OK, il a la classe, mais bon, ça sert peut être pour être invité sur les plateaux télés et signer plus d'autographes aux petites anglaises en mini-jupes, mais ça sert pas à grand chose face aux Chev Walker, Shaun Briscoe et autre Stanley Gene.
Mais c'est çà le pire, c'est qu'en plus d'avoir la classe, il est bon!
Parachuté à Hull avec pour seul CV d'entraineur son expérience toulousaine, le gonze réalise des miracles depuis son arrivée dans l'autre club de la ville la plus à l'est du Rio Grande. Une Northen Rail Cup en 2005, puis une montée en Super League l'année suivante. Un maintient en 2007 (difficile je vous l'accorde mais avec les moyens du bord) pour sa première dans le grand bain. Et cette année qui démarre sur les chapeaux de roue avec une défaite plus qu' honorable chez le champion Leeds suivie d'une victoire historique à New Craven Park sur l'ogre St Helens.
Avec un recrutement à faire pâlir (les déjà bien pâles me direz-vous!) prestigieux coach des big four, la question mérite d'être posée. A part docteur No, je vous le redemande, qui arrêtera super Justin?
Ceux qui l'on croisé à Toulouse n'auront pas été marqués par ses grandes prestations de joueur. Heureusement pour tous, usé, il a très vite déserté le terrain pour se consacrer à ce qu'il fait de mieux: entrainer. Entrainer? Peut-être plus qu'entrainer: coacher, manager, diriger impulser, innover. Le bonhomme a du charisme et il sait s'en servir. Mais il a aussi des idées et c'est làque ça devient intéressant. Il est de la veine de ces nouveaux entraineurs qui placent le jeu au centre des débats, qui hissent le jeu au rang d'art, qui redonne au sport tout son côté ludique.
Notre nouvelle pop idol de l'East Yorkshire est bien partie pour faire péter le box-office de la Super League! 2008 sera peut-être l'année des KR de Hull, mais les suivantes seront, soyons en sur, les années Morgan.
C'est vrai qu'il a tout d'un star du rock celui là. Vous l'avez-vu costard gris et lunettes noires,
cheveux gominés et regard froid, on le croirait prêt à remplacer Daniel Craig dans le prochain James Bond! C'est sur que dans ce domaine là, c'est pas Brian Noble qui ira lui chercher des poux (à moins qu'il n'ambitionne à devenir la doublure officielle de Mr Bean!).Alors OK, il a la classe, mais bon, ça sert peut être pour être invité sur les plateaux télés et signer plus d'autographes aux petites anglaises en mini-jupes, mais ça sert pas à grand chose face aux Chev Walker, Shaun Briscoe et autre Stanley Gene.
Mais c'est çà le pire, c'est qu'en plus d'avoir la classe, il est bon!
Parachuté à Hull avec pour seul CV d'entraineur son expérience toulousaine, le gonze réalise des miracles depuis son arrivée dans l'autre club de la ville la plus à l'est du Rio Grande. Une Northen Rail Cup en 2005, puis une montée en Super League l'année suivante. Un maintient en 2007 (difficile je vous l'accorde mais avec les moyens du bord) pour sa première dans le grand bain. Et cette année qui démarre sur les chapeaux de roue avec une défaite plus qu' honorable chez le champion Leeds suivie d'une victoire historique à New Craven Park sur l'ogre St Helens.
Avec un recrutement à faire pâlir (les déjà bien pâles me direz-vous!) prestigieux coach des big four, la question mérite d'être posée. A part docteur No, je vous le redemande, qui arrêtera super Justin?
Ceux qui l'on croisé à Toulouse n'auront pas été marqués par ses grandes prestations de joueur. Heureusement pour tous, usé, il a très vite déserté le terrain pour se consacrer à ce qu'il fait de mieux: entrainer. Entrainer? Peut-être plus qu'entrainer: coacher, manager, diriger impulser, innover. Le bonhomme a du charisme et il sait s'en servir. Mais il a aussi des idées et c'est làque ça devient intéressant. Il est de la veine de ces nouveaux entraineurs qui placent le jeu au centre des débats, qui hissent le jeu au rang d'art, qui redonne au sport tout son côté ludique.
Notre nouvelle pop idol de l'East Yorkshire est bien partie pour faire péter le box-office de la Super League! 2008 sera peut-être l'année des KR de Hull, mais les suivantes seront, soyons en sur, les années Morgan.
mardi 12 février 2008
Les aventures de Titi et Grosminet ou la revanche du canari
Entre le retour en image fracassant de notre compétition nationale favorite et l'euphorie promotionnelle en Corbières, je n'ai pas encore eu le temps, mon cher lecteur, de revenir sur cette 15ème journée de notre championnat Elite. Et bien tu ne pourras plus le dire puisque notre tant attendu opus quotidien va être consacré tout entier à cette belle compétition.
Après les orages de la dernière journée, les cadors pouvaient craindre le pire et peut-être t'es-tu demandé comme moi si à nouveau, ce week-end, un parfum d'ouragan soufflerai sur nos belles pelouses. D'ouragan nous n'avons point vu, mais ce qui a du souffler durant la semaine, c'est l'haleine enragée des Wynne, Dumas et autre consorts dans les bronches des leurs chères ouailles. Perdre d'accord, mais chez le promu pour le premier, et à la maison face au dernier pour le second, il ne faut quand même pas exagérer.
Rassure-toi cher ami, les bookmakers peuvent être soulagés, les pronostiqueurs encensés. Cette fois-ci les cardiologues ont pu terminer leur partie de golf dominicale, les papis meuniers rebrancher leur pacemaker et leur femme leur préparer une bonne cassolette. L'âne pianec est revenu mettre de l'ordre dans la maison treiziste, Taylor s'est souvenu qu'il avait des cannes de feu, Murcia qu'il pouvait faire gagner Limoux et Pelo qu'il était un joueur de Super League. Ainsi donc les"petits", n'auront pas réédité leur "Super Sunday". Mais que veux-tu? Il n'y aurait de journées "exceptionnelles" s'il n'y en avait point d'ordinaires....(je te laisse méditer)
Une rencontre avait pourtant une saveur particulière, un petit gout de soufre, pas tant sur le terrain que dans les coulisses, tant ces formations sont plutôt des adeptes de la cool attitude. Souvenez-vous de cet épisode de pré-saison, cette annonce précipitée de la mise en faillite de la prestigieuse ASC, sa mise au pilori par la LER, la montée au créneau du président Rives, son recul face à la poussée audoise, cet imbroglio kafkaïen. Une chute annoncée, un repêchage dans l'urgence et puis les choses qui reprennent leur cours dans l'incompréhension générale. Le résultat de cette joute prénuptiale: quelques points de pénalité pour les canaris, une petit perte de crédibilité pour notre cher Jean-Alain (Dur,dur d'être juge et parti) et quelques exemplaires supplémentaires de l'indep vendus. Mais surtout, résidu ultime de cette guerre d'égaux, une volonté toujours plus tenace pour notre Grosminet national d'enfin croquer définitivement le Titi jaune et noir.
Ce Grosminet là était donc, soyons-en sur, venu au pied de la cité avec de perfides intentions, plus enclin que jamais à déployer ses ruses les plus élaborées pour faire de son repas un petit volatile gabax. Bien sur il l'avait déjà croqué dans les comminges quelques mois auparavant, mais rien ne remplace la saveur d'un gibier épinglé chez lui, dans sa tanière. Nos amis St Gaudinois, en bons chasseurs qu'ils sont, en savent quelque chose, le gibier importé n'a rien avoir avec la saveur d'une brochette sauvage cuite au feu de bois en pleine terre audoise.
Mais tu connais l'histoire, tu as comme moi passé tes dimanches soirs à regarder ça-cartoon, tu sais bien que Grosminet est tenace mais que Titi est trop malin. Que malgré les ruses, malgré son abnégation, ses quelques éclairs de génie (ce petit coup de pâte de Gérin est quand même un modèle du genre!), malgré sa fougue, ses jeunes pousses, sa vieille garde, Grosminet rentre toujours bredouille...
Comme un petit clin d'œil à l'histoire, l'ASC reste troisième, St Go plie à la 6ème place mais ne rompt pas. Avec cinq points de différence et encore cinq matchs à jouer, la joute n'est pas tout à fait finie. Elle se joue maintenant à distance. C'est à un sprint que vont dorénavant se livrer Titi et Grosminet. Alors du chat ou du canari, lequel est le plus rapide? Espérons juste que pour les départager, une des parties (je te laisse deviner laquelle), n'aura pas à se transformer en juge.
Dans le cartoon, c'est la mamie qui sert d'arbitre. Avouez que cela rend quand même les choses plus facile...
Après les orages de la dernière journée, les cadors pouvaient craindre le pire et peut-être t'es-tu demandé comme moi si à nouveau, ce week-end, un parfum d'ouragan soufflerai sur nos belles pelouses. D'ouragan nous n'avons point vu, mais ce qui a du souffler durant la semaine, c'est l'haleine enragée des Wynne, Dumas et autre consorts dans les bronches des leurs chères ouailles. Perdre d'accord, mais chez le promu pour le premier, et à la maison face au dernier pour le second, il ne faut quand même pas exagérer.Rassure-toi cher ami, les bookmakers peuvent être soulagés, les pronostiqueurs encensés. Cette fois-ci les cardiologues ont pu terminer leur partie de golf dominicale, les papis meuniers rebrancher leur pacemaker et leur femme leur préparer une bonne cassolette. L'âne pianec est revenu mettre de l'ordre dans la maison treiziste, Taylor s'est souvenu qu'il avait des cannes de feu, Murcia qu'il pouvait faire gagner Limoux et Pelo qu'il était un joueur de Super League. Ainsi donc les"petits", n'auront pas réédité leur "Super Sunday". Mais que veux-tu? Il n'y aurait de journées "exceptionnelles" s'il n'y en avait point d'ordinaires....(je te laisse méditer)
Une rencontre avait pourtant une saveur particulière, un petit gout de soufre, pas tant sur le terrain que dans les coulisses, tant ces formations sont plutôt des adeptes de la cool attitude. Souvenez-vous de cet épisode de pré-saison, cette annonce précipitée de la mise en faillite de la prestigieuse ASC, sa mise au pilori par la LER, la montée au créneau du président Rives, son recul face à la poussée audoise, cet imbroglio kafkaïen. Une chute annoncée, un repêchage dans l'urgence et puis les choses qui reprennent leur cours dans l'incompréhension générale. Le résultat de cette joute prénuptiale: quelques points de pénalité pour les canaris, une petit perte de crédibilité pour notre cher Jean-Alain (Dur,dur d'être juge et parti) et quelques exemplaires supplémentaires de l'indep vendus. Mais surtout, résidu ultime de cette guerre d'égaux, une volonté toujours plus tenace pour notre Grosminet national d'enfin croquer définitivement le Titi jaune et noir.
Ce Grosminet là était donc, soyons-en sur, venu au pied de la cité avec de perfides intentions, plus enclin que jamais à déployer ses ruses les plus élaborées pour faire de son repas un petit volatile gabax. Bien sur il l'avait déjà croqué dans les comminges quelques mois auparavant, mais rien ne remplace la saveur d'un gibier épinglé chez lui, dans sa tanière. Nos amis St Gaudinois, en bons chasseurs qu'ils sont, en savent quelque chose, le gibier importé n'a rien avoir avec la saveur d'une brochette sauvage cuite au feu de bois en pleine terre audoise.
Mais tu connais l'histoire, tu as comme moi passé tes dimanches soirs à regarder ça-cartoon, tu sais bien que Grosminet est tenace mais que Titi est trop malin. Que malgré les ruses, malgré son abnégation, ses quelques éclairs de génie (ce petit coup de pâte de Gérin est quand même un modèle du genre!), malgré sa fougue, ses jeunes pousses, sa vieille garde, Grosminet rentre toujours bredouille...
Comme un petit clin d'œil à l'histoire, l'ASC reste troisième, St Go plie à la 6ème place mais ne rompt pas. Avec cinq points de différence et encore cinq matchs à jouer, la joute n'est pas tout à fait finie. Elle se joue maintenant à distance. C'est à un sprint que vont dorénavant se livrer Titi et Grosminet. Alors du chat ou du canari, lequel est le plus rapide? Espérons juste que pour les départager, une des parties (je te laisse deviner laquelle), n'aura pas à se transformer en juge.
Dans le cartoon, c'est la mamie qui sert d'arbitre. Avouez que cela rend quand même les choses plus facile...
Quand la fièvre du marketing envahit les corbières ou la domination des minipouss
Rugby des villes contre Rugby des champs. La guerre ne date pas d'hier. Et à bien y regarder, le Rugby à XIII est le grand perdant de la guerre rugbystique menée ce siècle dernier pour la domination des ces fameuses grandes villes. Ces grandes villes, assises indispensables, cibles de toutes les convoitises, vaches à lait humaines seules à même de supporter financièrement
l'hébergement d'équipes professionnelles de sport collectif.
Car je te le rappelle cher lecteur, et là je fais mon petit prof d'histoire (j'aime bien de temps en temps, j'ai l'impression d'être intelligent), que le Rugby à treize est, dans sa genèse même, dans son ADN profond, le Rugby des Villes. N'est-il pas l'émanation même de la sueur noire des ouvriers des grandes cités industrielles du nord de l'Angleterre? N'est-il pas le sport roi de Sydney la supermétrople australienne? De l'ancienne cité-prison de Brisbane? N'est-il pas le sport des townships d'Auckland ou de Wellington?
Le XIII est le sport des villes, que dis-je, plus que des villes, il est le sport des cités ouvrières, des banlieues, des mauvais quartiers. Il est le sport de ces lieux où seules la force des bras et la vivacité de son esprit font la richesse d'un homme. Il est le sport de ceux qui n'ont pas peur de défier seul balle en main un mur de barbares affamés. Où sont donc aller s'installer les pionniers français en 34? Dans la campagne roussillonaise? A Toulouges, à Pia ou à Limoux? Point de tout cela: Ils sont allé à Paris, à Bordeaux, à Roanne, à Villeurbanne, à Albi, à Bézier. Puis à Marseille, à Toulon, àToulouse...
Que sont ils allé chercher là bas? Pourquoi ne se sont-ils pas contenter d'un petit championnat campagnard bien réchauffé par le soleil du sud-ouest? Je te le donne en mille mais tu l'as déjà deviné. Ils avaient beau être né avant l'invention de la Playstation , ils étaient pas cons ces gens là! Ce qu'il faut-il pour faire du sport pro: Des hommes et du fric!
Des hommes pour jouer, des durs, des marneurs, des dockers, des ouvriers, de ceux qui auraient vendu un bras pour mettre leur famille à l'abri. Et des hommes pour regarder, des gens simples, des travailleurs, des prolos qui n'attendent que le dimanche pour vibrer en sachant qu'eux aussi quelque part ils sont sur le terrain avec leurs frères. Et du fric je te dis. Car il en faut du fric pour faire tourner cette machine. Mais pas du fric d'aristos, pas celui des rentiers et des nantis du régime. Non, du fric de ceux qui entreprennent, de ceux qui avancent, de ceux qui partis de rien ou de pas grand chose ont fait la richesse de ces cités. Du fric des nouveaux riches, des entrepreneurs, des start-up d'avant la télévision, des malins de l'entre deux guerres.
Que reste-t-il de tout cela? Un rugby des champs dominé par deux villages dont la population réunie ne suffit pas à remplir le stade de la méditerranée. Un rugby de campagne, un Rugby de bouseux. On veut bien croire à la "révolution marketing" du feuceuleu, mais si bombarder de logos bas de gamme un maillot rose suffisait à faire une révolution marketing, alors nous serions tous au niveau des meilleurs MBA en sport management.
Le monde a évolué mais il reste le même. La richesse est toujours dans les quartiers. Les joueurs de demain sont toujours dans les cités de la banlieue parisienne, dans les quartiers pourris de Vaux-en-Velain, dans les quartiers nord de Marseille. Ils sont noirs, jaunes, arabes, portugais, blancs, gitans, turcs, ouzbèques. Ils sont toujours aussi vaillants mais surtout ils sont toujours aussi doués et ont toujours aussi faim.
Le public est là aussi, parmi ceux qui se font refuser à la réception d'après match du Stade Français, parmi ceux qui n'ont pas leur place VIP au stade Gerland, parmi ceux qui ne comprennent pas tout aux grandes subtilités du jeu à XV, parmi ceux qui préfèrent un bon gros lot de tampons à de trop long discours.. Et le fric est là aussi, chez les malins de la net-économie, chez les rois de la débrouille, chez ces entrepreneurs du IIIème millénaire qui ont renoncé à devenir Zidane mais seront les Bill Gates de demain. Ceux-là, ils le connaissent le marketing, ils sont allés à l'école, ils ont le regard ouvert sur le monde et la soif de le dominer.
Les banlieues sont des mines d'or pour celui qui saura s'y attaquer. Elles sont le berceau naturel de notre mouvement, elles sont notre Rugby des villes à nous, que dis-je? Elles sont le Rugby de nos villes! La révolution marketing ne se fera jamais dans les champs, mais en attendant, il faut bien l'avouer, c'est dans les champs que l'on court après notre révolution.
l'hébergement d'équipes professionnelles de sport collectif.Car je te le rappelle cher lecteur, et là je fais mon petit prof d'histoire (j'aime bien de temps en temps, j'ai l'impression d'être intelligent), que le Rugby à treize est, dans sa genèse même, dans son ADN profond, le Rugby des Villes. N'est-il pas l'émanation même de la sueur noire des ouvriers des grandes cités industrielles du nord de l'Angleterre? N'est-il pas le sport roi de Sydney la supermétrople australienne? De l'ancienne cité-prison de Brisbane? N'est-il pas le sport des townships d'Auckland ou de Wellington?
Le XIII est le sport des villes, que dis-je, plus que des villes, il est le sport des cités ouvrières, des banlieues, des mauvais quartiers. Il est le sport de ces lieux où seules la force des bras et la vivacité de son esprit font la richesse d'un homme. Il est le sport de ceux qui n'ont pas peur de défier seul balle en main un mur de barbares affamés. Où sont donc aller s'installer les pionniers français en 34? Dans la campagne roussillonaise? A Toulouges, à Pia ou à Limoux? Point de tout cela: Ils sont allé à Paris, à Bordeaux, à Roanne, à Villeurbanne, à Albi, à Bézier. Puis à Marseille, à Toulon, àToulouse...
Que sont ils allé chercher là bas? Pourquoi ne se sont-ils pas contenter d'un petit championnat campagnard bien réchauffé par le soleil du sud-ouest? Je te le donne en mille mais tu l'as déjà deviné. Ils avaient beau être né avant l'invention de la Playstation , ils étaient pas cons ces gens là! Ce qu'il faut-il pour faire du sport pro: Des hommes et du fric!
Des hommes pour jouer, des durs, des marneurs, des dockers, des ouvriers, de ceux qui auraient vendu un bras pour mettre leur famille à l'abri. Et des hommes pour regarder, des gens simples, des travailleurs, des prolos qui n'attendent que le dimanche pour vibrer en sachant qu'eux aussi quelque part ils sont sur le terrain avec leurs frères. Et du fric je te dis. Car il en faut du fric pour faire tourner cette machine. Mais pas du fric d'aristos, pas celui des rentiers et des nantis du régime. Non, du fric de ceux qui entreprennent, de ceux qui avancent, de ceux qui partis de rien ou de pas grand chose ont fait la richesse de ces cités. Du fric des nouveaux riches, des entrepreneurs, des start-up d'avant la télévision, des malins de l'entre deux guerres.
Que reste-t-il de tout cela? Un rugby des champs dominé par deux villages dont la population réunie ne suffit pas à remplir le stade de la méditerranée. Un rugby de campagne, un Rugby de bouseux. On veut bien croire à la "révolution marketing" du feuceuleu, mais si bombarder de logos bas de gamme un maillot rose suffisait à faire une révolution marketing, alors nous serions tous au niveau des meilleurs MBA en sport management.
Le monde a évolué mais il reste le même. La richesse est toujours dans les quartiers. Les joueurs de demain sont toujours dans les cités de la banlieue parisienne, dans les quartiers pourris de Vaux-en-Velain, dans les quartiers nord de Marseille. Ils sont noirs, jaunes, arabes, portugais, blancs, gitans, turcs, ouzbèques. Ils sont toujours aussi vaillants mais surtout ils sont toujours aussi doués et ont toujours aussi faim.
Le public est là aussi, parmi ceux qui se font refuser à la réception d'après match du Stade Français, parmi ceux qui n'ont pas leur place VIP au stade Gerland, parmi ceux qui ne comprennent pas tout aux grandes subtilités du jeu à XV, parmi ceux qui préfèrent un bon gros lot de tampons à de trop long discours.. Et le fric est là aussi, chez les malins de la net-économie, chez les rois de la débrouille, chez ces entrepreneurs du IIIème millénaire qui ont renoncé à devenir Zidane mais seront les Bill Gates de demain. Ceux-là, ils le connaissent le marketing, ils sont allés à l'école, ils ont le regard ouvert sur le monde et la soif de le dominer.
Les banlieues sont des mines d'or pour celui qui saura s'y attaquer. Elles sont le berceau naturel de notre mouvement, elles sont notre Rugby des villes à nous, que dis-je? Elles sont le Rugby de nos villes! La révolution marketing ne se fera jamais dans les champs, mais en attendant, il faut bien l'avouer, c'est dans les champs que l'on court après notre révolution.
lundi 11 février 2008
Et si je devenais Saint Nicolien?
Alors là je suis bluffé. Que dis-je bluffé? Subjugué, exalté, pétrifié, conquis, séduit, enivré, choqué, mortifié, tétanisé, béatifié, je suis.... fini! Je suis comme un gamin un matin de noël, comme ma femme face à Brad Pitt, comme un treiziste payé à l'heure: je ne peux pas y croire! Je suis sans force et tout à vous, mes chers amis. Je baisse les armes et tel Vercingétorix à Alésia je m'en remets à la volonté du plus fort, je suis vaincu!
Ils l'ont fait. Ils l'ont fait mais en plus ils l'ont bien fait, et en temps et en heure et avec la forme et avec tout ce qu'ils avaient promis. Que vais-je devenir mon bon lecteur si même la fédé se met à tenir ses promesses! Je n'ai plus qu'à mettre la clef (USB, ah! ah!) sous la porte, plus qu'à bruler mon fidèle PC et à trouver un autre défouloir à mes acides névroses...ou à devenir... St Nicolien.
Car inclinons nous cette fois (une fois n'est pas coutume même si nous aimerions qu'elle le soit), prosternons-nous devant tant de grâce, baisons la main de notre saint patron, le web magazine sur la LER est en ligne, nous sommes lundi 10 février et c'est même la bonne année. Ils ont dit ce qu'ils feraient et ils ont fait ce qu'ils ont dit: Dieu existe!
Nombreux sont ceux qui se sont convertis devant moins grand miracle. Alors je reste là, abruti devant mon écran, dubitatif devant cet appel mystique, cette Bernadette Soubiran virtuelle. Mais de là à me convertir...il en faudra quand même encore pas mal. Alors saluons juste cette première belle initiative, parlons-en et admirons là.
En attendant, je ne reste qu'un pauvre athée, mais qui sait, si les miracles se reproduisent je deviendrai peut-être un jour un vrai Saint Nicolien!
A voir sur: http://ffr13.olm.fr/
Ils l'ont fait. Ils l'ont fait mais en plus ils l'ont bien fait, et en temps et en heure et avec la forme et avec tout ce qu'ils avaient promis. Que vais-je devenir mon bon lecteur si même la fédé se met à tenir ses promesses! Je n'ai plus qu'à mettre la clef (USB, ah! ah!) sous la porte, plus qu'à bruler mon fidèle PC et à trouver un autre défouloir à mes acides névroses...ou à devenir... St Nicolien.Car inclinons nous cette fois (une fois n'est pas coutume même si nous aimerions qu'elle le soit), prosternons-nous devant tant de grâce, baisons la main de notre saint patron, le web magazine sur la LER est en ligne, nous sommes lundi 10 février et c'est même la bonne année. Ils ont dit ce qu'ils feraient et ils ont fait ce qu'ils ont dit: Dieu existe!
Nombreux sont ceux qui se sont convertis devant moins grand miracle. Alors je reste là, abruti devant mon écran, dubitatif devant cet appel mystique, cette Bernadette Soubiran virtuelle. Mais de là à me convertir...il en faudra quand même encore pas mal. Alors saluons juste cette première belle initiative, parlons-en et admirons là.
En attendant, je ne reste qu'un pauvre athée, mais qui sait, si les miracles se reproduisent je deviendrai peut-être un jour un vrai Saint Nicolien!
A voir sur: http://ffr13.olm.fr/
For english spoken readers
I've seen that many british and australian fans have readen my blog for the last two days thanks to th1teen publishing the link in Totalrl.
The aim of this blog is to have an alternative view on Rugby League. So, the tune is ironic, humoristic or sarcastic. If some of you wants to post here, I would enjoy to publish your point of view on french league and/or on rugby league in general.
Don't dither to submit your articles in english or french via damodaranxl@gmail.com
Let's joke!
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Let's joke!
dimanche 10 février 2008
L'art du suppositoire ou le XIII et la télévision
L'art du suppositoire n'est pas un art aisé. Ami lecteur, toi qui a eu des enfants ou qui l'a surement été un jour, tu ne me contrediras pas. Difficile, malgré toute sa bonne volonté, de
fourrer un projectile tout vaseliné qu'il soit dans l'orifice le plus intime de quelque anatomie.
Il existe pourtant une école plutôt efficace, dont les résultats sont si spectaculaires qu'en en suivant sa méthode, tu pourras à coup sur sans tarder enfouir à l'endroit que tu sais et chez qui tu voudras tout un tas d'objets divers et variés dont la taille défit l'entendement.
Premier principe, mais peut-être le plus important, la diversion. Fait miroiter à ton être cher une belle sucette en guimauve ou un le superbe cadeau de ses rêves (par exemple, une offre de France 3, celle de chaines de la TNT ou de tout autre prédateur du PAF).
Deuxième principe: l'attente. Ne te précipite pas aussi tôt pour tenter d'accomplir ton exploit. Le temps en ce moment là joue en ta faveur. Laisse ta proie se détendre, il va oublier ton objectif, se laisser griser, s'allonger doucement et peut-être avec un peu de chance, baisser tout seul son slip petit bateau.
Troisième principe: l'estocade. Quand tu sens qu'il est prêt, qu'il ne peut plus attendre. Quand la fièvre de voir son équipe favorite entamer sa troisième année de Super League est trop forte, que la peur de ne pas suivre les exploits de son équipe nationale lors de la prochaine coupe du monde ont transformé son refus vindicatif initial en une envie irrésistible de voir quoi que ce soit, y compris une ogive anale, venir soulager son mal inextricable: vas-y. L'effet de surprise est alors ta seule arme, enfonce, et bien profond. Pas besoin de te répandre en explications, le mal est fait, l'objet est dans sa cible, et il ne ressortira pas.
L'art du suppositoire est un art difficile, mais les membres de la secte de St Nicolas en sont des experts, je te le redis cher lecteur, ce sont des spécialistes. La XIII en France n'intéresse personne, en tout cas ni les chaines de télévision ni les médias nationaux...c'est la dure réalité. Mais comment l'avouer, comment avouer que malgré cet amas de compétence, ce travail acharné, cette volonté sans faille, personne ne veuille mettre un peny dans notre discipline. Rien de plus simple cher ami, pas besoin d'avouer quand tu es un spécialiste de l'art du suppositoire...
fourrer un projectile tout vaseliné qu'il soit dans l'orifice le plus intime de quelque anatomie.Il existe pourtant une école plutôt efficace, dont les résultats sont si spectaculaires qu'en en suivant sa méthode, tu pourras à coup sur sans tarder enfouir à l'endroit que tu sais et chez qui tu voudras tout un tas d'objets divers et variés dont la taille défit l'entendement.
Premier principe, mais peut-être le plus important, la diversion. Fait miroiter à ton être cher une belle sucette en guimauve ou un le superbe cadeau de ses rêves (par exemple, une offre de France 3, celle de chaines de la TNT ou de tout autre prédateur du PAF).
Deuxième principe: l'attente. Ne te précipite pas aussi tôt pour tenter d'accomplir ton exploit. Le temps en ce moment là joue en ta faveur. Laisse ta proie se détendre, il va oublier ton objectif, se laisser griser, s'allonger doucement et peut-être avec un peu de chance, baisser tout seul son slip petit bateau.
Troisième principe: l'estocade. Quand tu sens qu'il est prêt, qu'il ne peut plus attendre. Quand la fièvre de voir son équipe favorite entamer sa troisième année de Super League est trop forte, que la peur de ne pas suivre les exploits de son équipe nationale lors de la prochaine coupe du monde ont transformé son refus vindicatif initial en une envie irrésistible de voir quoi que ce soit, y compris une ogive anale, venir soulager son mal inextricable: vas-y. L'effet de surprise est alors ta seule arme, enfonce, et bien profond. Pas besoin de te répandre en explications, le mal est fait, l'objet est dans sa cible, et il ne ressortira pas.
L'art du suppositoire est un art difficile, mais les membres de la secte de St Nicolas en sont des experts, je te le redis cher lecteur, ce sont des spécialistes. La XIII en France n'intéresse personne, en tout cas ni les chaines de télévision ni les médias nationaux...c'est la dure réalité. Mais comment l'avouer, comment avouer que malgré cet amas de compétence, ce travail acharné, cette volonté sans faille, personne ne veuille mettre un peny dans notre discipline. Rien de plus simple cher ami, pas besoin d'avouer quand tu es un spécialiste de l'art du suppositoire...
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